Rétrospective du HEAD CINEMA FESTIVAL 2025
Le public du HEAD CINEMA FESTIVAL.
© Solveig Carnajac
Du 24 au 27 septembre dernier, le Département Cinéma de la HEAD a tenu la deuxième édition .
Nous vous invitons à revenir sur la richesse et la diversité des masterclasses qui ont marqué le festival.
Pendant quatre jours, le Parc Hentsch et le campus ont accueilli projections, rencontres et moments festifs autour des films d’étudiant·e·s et diplômé·e·s, largement primés à l’international. Le public a pu découvrir ces œuvres en présence des équipes, ainsi que participer à des masterclasses, ateliers et débats, avec un accent particulier sur les enjeux de durabilité dans le cinéma.
Amadine Gay, au HEAD CINEMA FESTIVAL
Le jour d’ouverture du festival, nous avons eu le bonheur d’accueillir Amandine Gay.
Amandine Gay est une réalisatrice-productrice (Ouvrir La Voix - 2017 ; Une Histoire à Soi -2021) et autrice (Une Poupée en Chocolat -2021). En 2025, elle signe Ballroom, sa première série documentaire, pour France Télévisions, et son deuxième essai autobiographique Vivre, libre, publié aux éditions La Découverte.
Lors de sa masterclass, Amandine Gay est revenue sur son approche du documentaire comme un véritable marathon, en partageant les clés qui lui permettent de créer librement, d’innover — notamment à travers l’exploration de formes documentaires variées —, de diffuser son travail en tissant du lien, et de construire une carrière durable, ancrée dans la réappropriation du récit par les personnes minorisées et marginalisées.
Cette précieuse intervention avait été capturée et ensuite montée par les étudiantexs du Département Cinéma de la HEAD.
La masterclass est à découvrir en intégralité ici
Cette première journée fût rythmée par de nombreuses interventions, en plus de la riche masterclass proposée par Amandine Gay.
Parmi elles, l’intervention d’Alissa Aubenque, directrice des opérations d’EcoProd à Paris et productrice, avait notamment mis en lumière les différentes pistes et règlementations pour rendre l’industrie audiovisuelle plus responsable. Qui fût suivi du point de vue Suisse par Gudula Meinzolt, Green Consultant et Gregory Catella, chargé des coprodictions SRG SSR.
Afin de prolonger les échanges autour des enjeux de l’écoproduction, nous avons eu le plaisir d’accueillir Marianne Lévy-Leblond, directrice de l’unité création numérique d’Arte France à Paris, ainsi que Nora Philippe, directrice d’Eurodoc.
Pour découvrir la richesse de ces discussions, nous vous invitons à les visionner ici
Producteurices Eurodoc © Raphaelle
Le lendemain, une nouvelle série d’interventions tout aussi passionnantes a prolongé la réflexion autour de la durabilité dans les parcours professionnels du cinéma.
Parmi elles, celle de Stéphane Morey, secrétaire général de Cinéforom, a notamment abordé les dispositifs de lutte contre le harcèlement récemment mis en place en Suisse Romande.
Par la suite, l’intervention de Déborah Helle, alumna de la HEAD Cinéma et première coordinatrice d’intimité française et suisse représentée par la prestigieuse agence VMA à Paris, a permis de mettre en lumière son métier. Elle en a partagé les enjeux et les pratiques, contribuant à faire mieux connaître cette profession encore récente et trop souvent méconnue.
S’en suivirent plusieurs interventions autour de la co-création et l’importance sur le travail en collectif dans le Cinéma.
Quentin Mistral, scénariste, réalisateur et consultat, vint présenter La Salle de Sport, un atelier qui offre à ses participant·e·x·s un encadrement et une série d’outils méthodologiques basés sur les échanges collectifs pour les aider à développer leurs projets d’écriture de courts et longs métrages, fictions et documentaires.
Au cours de cette même journée, la productrice et chercheuse Danaï Anagnostou a donné une conférence consacrée à l’importance du collectif, en présentant Kenno Filmi, une coopérative de production qu’elle a cofondée et qui accompagne des projets portés par des cinéastes et artistes internationaux. Elle a également partagé ses recherches sur l’histoire des collectifs de cinéma féministes.
Afin de revenir à la réalité locale en Suisse, cinq collectifs suisses : Abordage, Terrain Vague, Revolta, Murmur et Mercuriales, sont venus présenter leurs activités respectives et échanger autour de leurs pratiques. Cette rencontre a permis de souligner l’importance du travail collaboratif et de mettre en lumière la diversité des initiatives déjà présentes sur le territoire, dans le but d’inspirer les spectateur·rice·x·s, en particulier les étudiant·e·x·s.
Toutes ces précieuses interventions sont à découvrir ici
Elene Naveriani, lors de sa masterclass au HEAD CINEMA FESTIVAL
L’avant-dernier jour du festival, Elene Naveriani, réalisateur•ice, alumn du Bachelor en réalisation du HEAD Cinéma et gagnant•e du Prix du Cinéma Suisse 2024 pour son film Blackbird Blackbird Blackberry, est venu•e pour une masterclass exceptionnelle.
Elene Naveriani, réalisateur•ice géorgien•ne installé•e à Genève, réalise des films queer qui explorent les vies cachées et donnent une voix aux communautés marginalisées. Son premier long métrage, I Am Truly a Drop of Sun on Earth, sélectionné à Rotterdam, a reçu de nombreuses récompenses pour l’audace de son scénario. Elene Naveriani est alumnae de la HEAD Genève.
Après Red Ants Bite et Lantsky Papa’s Stolen Ox, Elene réalise Wet Sand, son seconde long métrage, sélectionné à Locarno, Prix du Meilleur Acteur pour sa représentation sensible de l’amour et de la perte. Plus récemment, Blackbird Blackbird Blackberry, sélectionné à la Quinzaine des Cinéastes 2023, a reçu le Prix du Cinéma Suisse. Elene travaille actuellement sur The Trial of Lilia Peradze et a récemment reçu le Golden Queer Apple en reconnaissance de son travail pour le cinéma queer.
Lors de sa masterclass, Elene Naveriani a proposé une plongée dans son univers artistique et ses méthodes de création, en partageant les motivations qui nourrissent son cinéma ainsi que les processus de fabrication de ses films. Iel y aborde notamment son approche esthétique, son rapport aux personnages et aux récits, ainsi que les enjeux politiques et intimes qui traversent son travail.
La masterclass est disponible dans son intégralité ici
Cette journée aceuilla également une série de discussions et questionnements comment donner plus de visibilité aux films et parcours des cinéastes. Toutes disponibles en cliquant sur ce lien
Notamment à travers l’intervention « Less is More – Développer une approche durable dès le scénario », en présence de Massimo Nadrulli, représentant de Less is More Rome, un laboratoire qui explore la contrainte comme un puissant moteur de création. Cette rencontre fût également enrichie par la présence de la jeune et talentueuse réalisatrice suisse Jenna Hasse.
Le cinéma passant également par la distribution, le thème de la durabilité par la distribution fût abordé par Christina Demetriou de chez Oyster films, une agence de ventes internationales Berlinoise, dédiée à un cinéma innovant et engagé. Elle accompagne un nombre restreint de films avec une stratégie sur mesure pour leur visibilité internationale.
Par ailleurs, Ana Castañosa, productrice espagnole basée en Suisse et responsable FIFDH Impact Days (Festival du film et forum internatinonal des droits humains), un programme professionel qui réunit cinéastes, ONG, institutions et financeurs pour développer des stratégies d’impact autour de films documentaires liés aux droits humains. Iels offrent notamment des ateliers, des sessions de pitch et du networking afin de créer des collaborations concrètes et renforcer l’impact social des projets.
C’est avec grande hâte que le département de cinéma vous accueillera au printemps prochain pour la troisième édition de ce festival en plein air.